Château Sociando-Mallet - AOC Haut-Médoc 2010

Millésime : 2010

Bouteille (75cl)

Parker : 92 / 100
J. Robinson : 16+ / 20
Wine Advocate-Parker:
De couleur grenat profond, le Sociando-Mallet 2010 déborde de la porte avec des parfums de mûre cuite au four, mûr, de cassis chaud et de confiture de prunes, suivis de notes de bois de santal, de poitrine de cèdre et de copeaux de crayon. Mi-corsé à corsé, la bouche a une texture ferme et adhérente et une fraîcheur audacieuse soutenant le fruit évolué, légèrement desséchant, finissant un peu moelleux.

Disponibilité : En stock

316,80 €
Caisse de 6 bouteilles
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Description

Le vignoble et son terroir

Depuis le 17ème siècle, Sociando-Mallet occupe la butte de Baleyron, l’un des plus beaux terroirs de graves du Médoc. Situé sur la commune de Saint-Seurin-de-Cadourne, au nord de Pauillac, son vignoble domine l’estuaire de la Gironde, lové au creux de la courbe que le fleuve dessine à cet endroit.

Le terroir de Sociando-Mallet est constitué de graves de l’époque guntzienne, sur un sous sol argilo-calcaire profond. Il permet aux cabernets sauvignons de mûrir dans d’excellentes conditions et aux merlots d’acquérir profondeur et complexité, tout en régulant parfaitement l’alimentation en eau de la vigne. Ce terroir est l’âme des vins de Sociando, qui lui doivent leur structure complexe, leur fraîcheur et leur élégance.

La propriété couvre 120 hectares dont 83 de vignes, majoritairement situées à l’est du village de Saint-Seurin. Le vignoble couvre la superbe croupe de Baleyron qui cerne la demeure et ses bâtiments d’exploitation. Cette exposition est optimale pour l’ensoleillement des vignes, par ailleurs régulièrement ventilées du fait de la proximité de l’estuaire. La masse d’eau du fleuve et l’océan voisin adoucissent et régulent le climat en limitant les écarts de température.

L’encépagement est constitué de 42% de cabernet sauvignon, 54% de merlot et 4% de cabernet franc. Les vignes sont âgées de 35 ans en moyenne.

La densité moyenne de plantation est de 8 333 pieds par hectare, ce qui correspond à un écartement entre les rangs de 1 m et à un espacement entre les pieds de 1 m 20. Cette densité élevée accroît la surface foliaire et la compétition entre les pieds de vigne, ce qui favorise la production de raisins concentrés en tanins, en sucres, en couleur et en arômes.

Une année à la vigne

HIVER

Entretien du sol

Sociando-Mallet - L'e vignoble, de décembre à mars'hiver

L’entretien du sol est fait de façon traditionnelle, par deux opérations annuelles de chaussage et de déchaussage de la vigne. Ces opérations permettent d’aérer le sol en surface.

Elles ont lieu en hiver et en été et sont complétées par des griffages réguliers du sol entre les rangs.

DE DÉCEMBRE À MARS

Entretien de la vigne

Sociando-Mallet - Le vignoble, de décembre à mars

De décembre à mars, la vigne est taillée à la médocaine, c'est-à-dire en guyot double, en ne laissant que 6 à 8 boutons par pied afin de contrôler le rendement. Les pieds de vignes sont attachés aux piquets (l’acanage) et les bois sont pliés et attachés aux fils.

Les pieds morts sont arrachés et remplacés par de nouveaux plants, c’est la complantation.

On remplace également les piquets et les fils de palissage endommagés (le sécaillage ou carassonnage).

AU PRINTEMPS

Epamprage

Sociando-Mallet - Le vignoble, au printemps

Lorsque la végétation se développe, au début du printemps, les vignerons suppriment les pampres, ces rameaux indésirables qui poussent sur le vieux bois des troncs et des bras de la vigne. C’est l’épamprage et il est fait à la main.

PENDANT L'ÉTÉ

Relevage, rognage, écimage ...

Sociando-Mallet - Le vignoblependant l'été

Début juin, la vigne est relevée à la main et maintenue entre les fils de palissage pour en canaliser la croissance. Elle est rognée tous les 15 jours en hauteur et en largeur.
On n’effectue que les traitements indispensables contre les maladies et les ravageurs, afin de préserver la qualité de la récolte.

A Sociando-Mallet, on n’effeuille jamais car on estime qu'ici la vigne a besoin de toute sa végétation pour produire des sucres et enrichir ses raisins et pour les protéger de la brûlure du soleil.

On ne supprime pas de grappes non plus (vendanges vertes ou éclaircissage) car on respecte les fruits de la vigne, fruits du travail des hommes. La régulation de la production se fait uniquement au niveau de la taille hivernale.

LES VENDANGES

3 semaines ...

Sociando-Mallet - Les vendanges - 1

Elles durent environ 3 semaines. L’ordre de ramassage des raisins dépend des cépages, de l’âge des vignes et des parcelles.

LES VENDANGES

Manuelles ...

Sociando-Mallet - Les vendanges - 2

Tout le vignoble est vendangé à la main et en cagettes par nos vendangeurs. Les grappes arrivent ainsi en parfait état au chai.

JUSQU'AUX CHAIS

Un tri méticuleux

Sociando-Mallet - jusqu'aux chais

Là, elles sont triées à la main sur un tapis roulant afin d’éliminer les feuilles et les grains abîmés. Les raisins sont ensuite éraflés et foulés avant d’être envoyés dans les cuves, sans mélanger les cépages et en respectant la provenance de chaque parcelle.

POUR L'ÉLABORATION

Un grand vin

Sociando-Mallet - pour l'élaboration

Cette distinction parcellaire permet de vinifier chaque qualité de raisin à l’optimum de son potentiel. Les parcelles de vignes jeunes ou situées sur les croupes aux graves peu profondes produiront la Demoiselle de Sociando-Mallet. Celles des plus grands terroirs feront le grand vin, et enfin d’autres attendront patiemment les premières dégustations pour qu’il soit décidé leur orientation.

Jean Gautreau,
du tennis à la vigne ...

Jean Gautreau naît en avril 1927 à Lesparre, dans une famille totalement étrangère au monde du vin puisque son père est agent d’assurance. C’est un sportif accompli, jouant au football et au tennis, discipline qui le mène même jusqu’aux demi-finales de Roland Garros en junior, à l’âge de 18 ans.

Après son service militaire au Maroc, il revient à Lesparre et travaille pour le compte du bureau de courtage Miailhe en 1948. Il y connaît des débuts difficiles car les vins de Bordeaux se vendent très mal à cette époque. C’est en côtoyant les négociants de l’époque que Jean Gautreau, alors âgé de 21 ans, réalise l’énorme potentiel du marché des vins ordinaires, un mélange de vins du Gers et de teinturiers du Bas Médoc, et dont l’Afrique est un très gros consommateur. Porté par cette vague, il quitte les Miailhe en 1950 pour s’installer courtier à son compte.

Profitant de la hausse des prix des vins du Bordeaux de 1956, Jean Gautreau décide de créer sa propre société de négoce, ce qui est fait le 1er janvier 1957. Il décide aussitôt de prospecter la Belgique et les Pays Bas où il développe rapidement un important courant d’affaire en grands vins de Bordeaux. Il innove en créant le concept de la mise en bouteille ambulante dans les propriétés viticoles.

Jean Gautreau
HISTOIRE
Sociando-Mallet
PASSION

Il découvre Sociando-Mallet

En 1969, à la recherche d’une propriété viticole à vendre pour l’un de ses clients belges, il découvre Sociando-Mallet sur la commune de Saint-Seurin-de-Cadourne. Il a un véritable coup de foudre pour cette propriété, pourtant en piteux état, mais offrant un panorama magnifique sur l’estuaire de la Gironde. Il décide donc immédiatement de l’acquérir pour lui-même, et contre la somme de 250 000 Francs.

Le vignoble ne couvre que 5 hectares, les bâtiments sont en mauvais état, il n’y a pas de chai, juste un petit cuvier et un garage. Avec l’aide et les conseils de Gérard Cler, ancien employé du château, Jean Gautreau vinifie un premier millésime correct et un second superbe. Il est vrai que le terroir de Sociando-Mallet est extraordinaire, des graves guntziennes propices au cabernet sauvignon sur un sous sol argileux qui apporte de la fraîcheur au vin. Jean Gautreau n’a alors de cesse d’agrandir le vignoble en achetant des vignes à ses voisins. En quête de la meilleure qualité possible, il rénove les bâtiments, construit un chai, améliore progressivement l’encépagement de la propriété.

Aujourd’hui, ce sont 83 hectares qui produisent annuellement près de 450 000 bouteilles de Château Sociando-Mallet et de son second vin, la Demoiselle de Sociando-Mallet. Jean Gautreau a vendu son affaire de négoce en 2000 et se consacre désormais exclusivement à la gestion de son domaine viticole.

Un aristocrate d'origine basque du nom de Sociando

Le Château Sociando-Mallet se trouve sur la commune de Saint-Seurin-de-Cadourne, à une dizaine de kilomètres au nord de Pauillac, en appellation Haut-Médoc. Un document datant de mars 1633 fait référence à des terres nobles dans cette commune, appartenant à un aristocrate d’origine basque du nom de Sociondo, et dont un membre de la famille était évêque de Bayonne. On retrouve également un document de 1750, relatif à des vignes de la Demoiselle Anne de Sossiondo. Au cours des ans, « Sociondo » (ou « Sossiondo ») est devenu « Sociando » à la suite d’une erreur orthographique.

En 1793, des documents d’archives font état de l’arrestation de Guillaume de Brochon, notaire royaliste qui vivait à Sociando et dont les domaines furent mis sous séquestre et vendus comme Biens Nationaux. C’est alors que Sociando fut racheté par Jean Lamothe, le beau-père de Brochon.

En 1831, Marie-Elisabeth Alaret était la propriétaire de Sociando. Elle était la nièce de Lamothe épouse Achille Mallet, capitaine de marine. Selon la coutume de l'époque, il convenait d'ajouter son nom à celui de son domaine, ce dernier est alors baptisé Sociando-Mallet.

La famille Alaret reste propriétaire du domaine jusqu’en 1878, date à laquelle le droit de propriété est transmis à Léon Simon.

Entre cette époque et l’arrivée de Jean Gautreau à Sociando-Mallet, la propriété est passée successivement entre les mains des négociants Delor, Louis Roullet, maire de Saint-Seurin puis Emile Tereygeol, également propriétaire à l’époque de Pontoise-Cabarrus.

Origine
ORIGINE
Aujourd'hui
AUJOURD'HUI

Avec Sylvie et Arthur

A l'aube de ses 90 ans, Jean Gautreau transmet le flambeau à sa fille. Sylvie, née en 1967 est l'unique fille de Jean et Colette Gautreau.
Sociando-Mallet fut le jardin d'enfance de Sylvie. Elle a appris au fil des ans à observer ses vignes, les voir grandir, arriver à maturité toujours aux côtés de son père. Elle goûte ses raisins, participe aux différentes dégustations techniques et aux assemblages avec son équipe.
Elle respire Sociando-Mallet avec un instinct de terrienne. Elle est Sociando-Mallet. Sylvie n'oublie surtout pas d'insuffler cela à son fils Arthur.

La vinification

La vinification est faite de façon traditionnelle, et uniquement avec les levures et les bactéries indigènes, naturellement présentes sur le raisin de la propriété. Sociando-Mallet dispose de cuves inox et de cuves béton, toutes thermorégulées. Une fois mises en cuves, les baies de raisin éclatées vont fermenter sous l’action des levures. Les peaux et les pépins remontent à la surface, formant un chapeau de marc au dessus du moût (jus en fermentation). Ce marc contient toute la matière colorante et aromatique du raisin. Pour l’en extraire, on effectue des remontages quotidiens. Cela consiste à arroser le chapeau de marc à l’aide de moût que l’on soutire par le bas de la cuve.

Les cuvaisons durent en moyenne 25 à 30 jours selon les cuves et les millésimes.

Vient alors le temps des écoulages où le vin de goutte est séparé du vin de presse, issu du pressurage du marc. Ces vins sont mis en cuves, où ils vont subir la fermentation malolactique. Ce phénomène se produit naturellement et spontanément sous l’action des bactéries lactiques présentes dans le vin. Elles transforment l’acide malique du vin en acide lactique. Le vin y gagne en souplesse et en équilibre.

Après cette fermentation, les lots destinés au Sociando-Mallet sont entonnés dans des barriques entièrement neuves de chêne français pour un élevage sous bois de 12 mois environ. Les lots destinés à la Demoiselle de Sociando-Mallet sont élevés en barriques neuves pour le quart du volume seulement afin de préserver leur fruité et leur souplesse.

L'élevage

Pendant les 3 ou 4 premiers mois, les barriques sont rangées « bonde dessus », fermées par un bondillon en verre. Comme le bois neuf absorbe beaucoup de vin en début d’élevage, on complète le niveau des barriques deux fois par semaine : c’est l’ouillage.
Au bout de cette période, on ferme la barrique avec une bonde en bois et on la range « bonde de côté », ce qui limite l’évaporation et protège le vin de l’oxydation.

Durant son élevage, le vin est soutiré deux fois par an afin d’éliminer progressivement les lies qui se déposent au fond des barriques ou des cuves. Les barriques sont soutirées par gravité et par l’esquive, selon la méthode ancestrale. A Sociando-Mallet, pour rendre les bouchons d’esquive étanches, on les entoure d’une feuille de roseau préalablement séchée. La plante utilisée pour cela porte le nom local de « matrasse ». Il s’agit d’une plante herbacée à port de roseau (« Typha latifolia » ou massette) qui pousse dans les fossés et les marais des bords de Gironde. Les ouvriers du chai vont deux fois par an ramasser ces feuilles.

Le vin n’est pas collé et on se contente de le filtrer légèrement avant la mise en bouteilles afin de lui garder toute sa précieuse matière et de préserver son exceptionnelle longévité.

Vieillissement

Au terme d’un élevage total de 15 mois pour la Demoiselle et de 18 mois pour Sociando-Mallet, les vins sont mis en bouteilles au château. On porte une attention particulière à la qualité des bouchons qui sont achetés suivant un cahier des charges rigoureux. Ils doivent en effet assurer une conservation parfaite des vins du château pendant parfois plus de 40 ans.

source : https://www.sociandomallet.com/

 

 
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